Sur les chantiers de taille moyenne, le registre unique du personnel est souvent « à jour » dans l'esprit du conducteur de travaux, mais incomplet dès qu'on feuillette les pages. Voici les cinq oublis que nous observons le plus souvent lors de nos audits en Normandie.

1. Absence de mention du motif de recours au CDD

Chaque CDD chantier doit indiquer le motif légal (accroissement temporaire d'activité, remplacement, etc.). Un modèle générique non complété suffit à rendre le contrat contestable.

2. Intérimaires non reportés le jour même

L'agence d'intérim transmet une liste, mais personne ne recopie les noms dans le registre avant le départ de l'équipe. En cas d'accident, l'entreprise utilisatrice peine à prouver la présence.

3. Sous-traitants sans dates de début et fin

Les entreprises extérieures doivent apparaître avec leur période d'intervention. Un nom griffonné sans date ne couvre pas la période réellement travaillée.

4. Affichage dissocié du registre

Le registre est complet, mais la version affichée dans la base vie date de trois mois. L'inspecteur compare systématiquement les deux.

5. Oubli de parapher chaque page

Détail administratif, mais récurrent : sans paraphe du chef d'entreprise ou de son représentant, le registre peut être considéré comme non tenu.


À retenir : consacrer dix minutes chaque vendredi à la mise à jour du registre coûte moins cher qu'une amende ou qu'un arrêt de chantier. Si vous hésitez sur un cas particulier (détachement, groupement d'employeurs), demandez une relecture ciblée via notre diagnostic pré-embauche.